Les après-midi de l’été: Ateliers Vannerie

Accompagnée de Cynthia, Accueillis et Résidents se sont retrouvés dans un des espaces climatisés, le PASA.

Au programme, collation fraîcheur et atelier manuel. Ils se sont essayés à la création de petits paniers : la vannerie:

 

 

Quelques mots sur l’histoire de la vannerie en France

Histoire de la vannerie

(http://vannerie-artisanale.com/histoire_de_la_vannerie_110.htm)

De nombreux vestiges, bas reliefs, sculpture…, nous prouvent l’importance de la vannerie chez les gaulois. Au musée de sens, une sculpture représente un gaulois assis dans un fauteuil en osier.
Rue de la vannerie, rue des vanniers, la présence de la vannerie est attestée aussi par les plus anciens documents sur les corporations, confréries et anciens métiers de France.

Sous Louis IX (Saint Louis), Estienne Boileau, prévôt de Paris, a dressé la liste des métiers exercés dans la ville. La corporation des vanniers y figurait déjà.

Dés le XIIIéme siècle, la corporation s’organise. Confirmation de ses statuts, un siècle plus tard, sous Louis XI.En 1350,un blason est créé, il fut enregistré dans l’Armorial de France, le 16 juin 1700.

 

Comme dans toutes les corporations, en vannerie,la hiérarchie était stricte. Maître-artisan, compagnon et apprenti. L’apprentissage durait quatre ans, le compagnonnage deux ans et pour devenir maître-artisan, le compagnon devait créer un chef d’oeuvre et verser verser une taxe à sa corporation.

En 1561,de nouveaux statuts répartissent le métier de vannier en 3 classes:
Vannier ou mandrier, fabricant de panier, corbeille…
Vannier cloturier ou closier, fabricant de van, hotte…
Vannier faissier ou faisselier, fabricant de vannerie à jour.

                                                                                                        

 

  Au XIIIéme siècle, le mot « vannerie »apparaît. Son origine vient de « Van » sorte de grande corbeille plate qui servait, jadis à nettoyer les grains en les secouant pour les séparer de la paille et l’ivraie (mauvaise graine). Sur le blason de la corporation des vanniers, dont le patron St Antoine est fêté le  17 janvier, figurait trois vans.
Du moyen âge jusqu’au XVIIIéme siècle, la vannerie était fabriquée principalement dans les villes, confréries, corporations. Mais peu à peu, la vannerie se développa dans les campagnes. Sous la révolution en 1791, les corporations disparaissent. Les associations compagnonniques qui ont survécu à la révolution, contrôlent en partie l’apprentissage de la vannerie.

Du XIXéme siècle jusqu’à la guerre de 1914, de nombreux vanniers travaillent en ville ou à la campagne, groupés ou isolés. Dans certains départements, là où le sol est propice à la culture de l’osier, des centres de vanneries se créent un peu partout en France.

Au début du XXème siècle, 23 000 à 25 000 vanniers sont dénombrés en France.
Avec plus de 4 000 vanniers ,l’Aisne et les Ardennes étaient les deux premiers départements vanniers français.

Aujourd’hui, la profession compte moins de 180 vanniers. Plus de la moitié est répartie en Hte-Marne et en Touraine, le reste est installé un peu partout en France. Dans certains départements, les vanniers ont disparu. En Vendée, il ne reste que deux artisans vanniers, formés dans la seule Ecole de Vannerie de France, qui a été créée en 1905 à Fayl-Billot en Hte Marne.

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